Madrid 25/11/2007 Palacio De Deportes

Publié le par mikael bourbon

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1. Radio Nowhere
2. No Surrender
3. Lonesome Day
4. Gypsy Biker
5. Magic
6. Reason To Believe
7. Darkness On The Edge Of Town
8. Candy's Room
9. She's The One
10. Livin' In The Future
11. The Promised Land
12. I'll Work For Your Love
13. Tunnel Of Love
14. Working On The Highway
15. Devil's Arcade
16. The Rising
17. Last To Die
18. Long Walk Home
19. Badlands

20. Girls In Their Summer Clothes
21. Thunder Road
22. Born To Run
23. Dancing In The Dark
24. American Land


Pour la 1 ere sortie europeene du Magic tour , Springsteen et le E street band  ont tape un grand coup de poing et fait taire la plupart de leurs detracteurs .
Un setlist classique mais tellemnt bien rodes et surtout rempli d'energie .
Patti comme les rumeurs l'annoncait etait bien absente des debats tout comme Danny Federici qui comme je vous l'avait dit se soigne de son cancer de la peau ( courage Danny )
Selon les temoignages il a ete remplace avec brio par Charles Giordano .
Pour vous parler de ce show je vous propose le recit de Marcolas un ami du forum Land of hope and dreams ainsi que du journal Elmundo
Ce soir le boss sera a Bilbao en terre basque pour la 1 ere fois de sa carriere .

Marcolas
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Personnellement, j ai juste adore. J ai trouve le groupe meilleur que pour la tournee Rising, Nils plus present, avec quelques solos brillants, les autres assurants un grand show - Charles compris.

La setlist etait completement normale pour les lecteurs de setlists habitues mais sur scene, c est juste explosif

Ca puis ca :
1. Radio Nowhere
2. No Surrender


7. Darkness On The Edge Of Town
8. Candy's Room
9. She's The One


ce sont des enchainements a la limite de faire faire des infarctus au public. hallucinants. incroyables.

le final etait classique, avec Badlands toutes lumieres allumees,  le public qui reprend le "oh oh ooh oh" jusqu a ce qu ils reviennent... puis au rappel les Espagnols (toute la salle !!) qui reclame a haute voix Thunder Road... parce qu ils connaissent les paroles par coeur !!!!

21. Thunder Road
22. Born To Run
23. Dancing In The Dark
24. American Land


American Land colle bien a la fin et s enchaine assez bien avec ces classiques.

Au final j ai trouve le groupe au top, en meilleure forme peut etre que sur la tournee precedente

Oubliez tout ce que vous avez lu de negatifs ("A quoi sert Nils ? Clarence joue fauz ? les chansons de Magic en live, c est bof non ?").

Si Paris est comme Madrid, ce dont je ne doute pas, ca va etre simplement
...
HE NAU RME

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Journal El mundo
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L' OURAGAN BRUCE


L'an passé, tandis que Bruce Springsteen descendait de scène après une prestation incroyable et festive avec le Sessions Band aux Arènes de Las ventas, il levait les bras et chantait " Viva Madrid, Viva Madrid". Ensuite, il s'est rapproché d'une des barrières qui délimitaient le coin des artistes et il scrutait avec quel visage les spectateurs s'en allaient. Le public partait enchanté après un concert incroyable.

Ce dimanche au Palais des Sports s'est répétée quasiment le même scène, mais cette fois l'euphorie de l'icône du rock s'est montrée sur scène, dans des rappels mémorables qui terminaient en apothéose le début de cette tournée avec le E Street Band en Europe pour présenter su nouveau disque "Magic".

Une musique d'orgue de Barbarie annonça le début du concert à 21H47, 3/4 heures plus tard que l'heure prévue. Dans une pénombre complète et au-dessus du brouhaha, on entendit un rugissement qui a marqué toute la tournée américaine de "Magic" : "Salut Madrid, y-a-t-il quelqu'un de vivant ici ?". Le cri de guerre se répéta. La réponse assourdisssante  servit de laissez-passer à un paradis fugace, à un instant de gloire de 135 minutes dans lequel le vieux Rock and Roll et d'autres hymnes connus sonnèrent nouveaux une fois de plus.

Les quatre premiers morceaux se succèdent sans interruption. Comme un torrent : "Radio nowhere", un "No surrender" réinventé, "Lonesome day" et "Gipsy biker". Ainsi se terminait son plan, Bruce n'avait besoin que d'un rouleau compresseur pour tenir les 15000 spectateurs ( parmi eux les Princes des Asturies et l'Infante Elena ) mangeant dans sa main, la même qui grattait des accords de granit et qui battait l'air comme s'il pouvait pousser encore plus fort ses refrains à la testostérone.

Le groupe a attaqué avec une grande force et n' a jamais perdu sa conviction contagieuse, cette sorte de foi avec laquelle il n'est pas difficile de communier. Mais dans la seconde partie du concert, beaucoup de ses acolytes ( en général presque séxagénaires ) perdirent du souffle, particulièrement Steven Van Zandt. L'autre guitariste, Nils Lofgren ( imaginatif, convaincant, dominateur) et la base rythmique écrasante formée par le batteur Max Weinberg et le bassiste Garry Tallent furent énormes du début à la fin.

La détérioration du E Street Band reste en tout cas bien cachée. A 65 ans, Clarence Clemons intervient avec ses saxophones avec l'enthousiasme de toujours, mais on le voit très diminué physiquement. De plus, deux membres du Sessions Band avec lequel Springsteen a sorti "We shall overcome" et s'est produit l'an passé remplacent au pied levé deux historiques : Charles Giordano pallie l'absence soudaine du clavier et accordéoniste Danny Federici; un rôle pire pour Soozie Tyrell, violoniste, guitariste et choriste qui doit remplacer à Mme Springsteen, Patti Scialfa.

L'introduction à "Magic" permit à Bruce de lire quelques lignes en espagnol, chose qu'il répètera en quatre occasions pendant le concert. "Aux Etats-Unis, nous vivons une époque dans laquelle des mensonges se transforment en vérités et des vérités se changent en mensonges." dit-il. De fait, les paroles de son quinzième album studio sont empreintes d'une angoisse chronique envers le gouvernement de son pays et contre ces citoyens immobiles. C'est le flux d'une voix continuellement assaillie par des fantômes et de l'amertume, mais il canalise sa frustation en chansons qui célèbrent le vie.

En chantant avec l'allant d'un train de marchandises et jouant de l'harmonica comme si la vie y était dedans, le "chef" éléve le concert en un branle-bas de combat. Quatre morceaux majeurs de la fin des années 70 et du début des années 80 : "Reason to believe" qui commence comm un blues de Muddy Waters et se termine comme un "rhythm and blues" marécageux de la Nouvelle-Orléans, "Darkness on the edge of town", "Candy's room" et "She's the one", avec Bruce et Van Zandt chantant en choeur au micro comme à l'ancienne.

En présentant 'Living in the future', Springsteen dénonce, une nouvelle fois en espagnol, "la perte des droits civiques et les guerres inutiles ou illégales" que supporte son pays et pour lesquels l'unique chose à faire est de se battre contre ça.

On arrivait à une heure de concert et le public, généralement adulte, reprenait en choeur chaque refrain, y compris l'intro à l'harmonica du triomphal 'The promised land'. Après 'i'll work for your love' et 'Tunnel of love', la partie la plus mielleuse de la soirée, vint 'Working in the highway' et les clins d'oeil à Elvis Presley, une des grandes idôles du vétéran musicien du New Jersey.

Le moment le plus faible du concert avec "Devil's Arcade", "The Rising" et "Last to die" a même eu ses moments remarquables. 'Badlands' marqua le final. Le public de la fosse était une masse nerveuse de 5000 têtes et 10000 bras en l'air qui reprenait en extase son uoh-uoh-uoh y compris quand la chanson était terminée. Bruce la rallongea de quelques mesures, se promenant sur le devant surbaissé de la scène - très proche du public- et touchant les mains du premier rang.

Dans l'oeil d' un ouragan, les rappels commencèrent par 'Girls in their summer clothes', une des meilleures et plus surprenantes compositions de 'Magic'. Il laissa le public en chanter quelques vers version karaoké, ce qui est méritoire avec une chanson si récente, et il se lança d'une traite dans un final toutes lumières allumées dans le Palais des Sports : 'Thunder road' et 'Born to run' furent quelque chose de mé-mo-ra-ble.

S'ensuivront 'Dancing in the Dark' et un classique du folk appelé "American land', signé de Pete Seeger et qui est apparu récemment sur le CD en public 'Live in Dublin'. Avec deux accordéons, un violon et trois guitares électriques, ce final festif et chahuteur paraissait lancer un défi aux Pogues en étant mieux armé.

Les adieux avec les 9 membres du groupe se donnant l'accolade amena une dernière surprise. "Merci Madrid, nous reviendrons pendant l'été", annonça Springsteen. Ainsi le concert du Camp Nou barcelonais du 19 juillet ne sera pas le seul qui ramène en Espagne l'extase selon Saint Bruce.  

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Publié dans Magic tour

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