Montreal Center Bell 02/03/2008

Publié le par mikael bourbon

0303boss01.jpgThe Gazette / John Kenney


Night
Radio Nowhere
Magic
Lonesome Day
Gypsy Biker
Reason To Believe
Because The Night
She's The One
Livin' In The Future
The Promised Land
Waitin' On A Sunny Day
Darkness On The Edge Of Town
The River
Devil's Arcade
The Rising
Last To Die
Long Walk Home
Badlands

Girls In Their Summer Clothes
Jungleland
Born To Run
Dancing In The Dark
American Land

 
Retrouvailles avec le Canada pour Bruce Springsteen et le E street Band apres leurs concerts du mois D'octobre 2007 .
Bruce est revenu au set de structure du Magic tour .
A signaler le retour de Darkness on the edge of town jouee seulement pour la 8 eme fois depuis le debut de la tournee ce qui est tres peu quand on sait quelle a ete jouee 618 fois depuis 1978 .
Autre fait notable sur le set du manuscrit du show , le Boss avait prevu a la place de Jungleland , 2 autres solutions avec Thunder Road et Bobby Jean ce qui est de tres bonne facture pour la suite du leg .
Pour continuer l'analyse du show je vous propose le recit de Alain de Repentigny pour le site Cyberpresse.
Demain soir Bruce et le E street band seront a Hamilton pour un nouveau show du Magic tour .

bilde.jpgBernard Brault / La Presse

Le Recit de Alain de Repentigny
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C'était seulement le deuxième spectacle hivernal de la tournée Magic, que Springsteen et le E Street Band ont entreprise en octobre dernier. Comme à l'habitude, le Boss a mêlé les chansons de son nouvel album, huit au total, aux classiques que tous connaissent par coeur et aux chansons plus rares que le fan de longue date espère de tout coeur réentendre.

C'est d'ailleurs avec une chanson moins connue, Reason to Believe, métamorphosée en un blues-boogie redoutable, que le spectacle a véritablement pris sa vitesse de croisière au bout d'une demi-heure. Jusque-là le public avait apprécié l'ancienne Night, Radio Nowhere, Lonesome Day, Gypsy Biker prétexte à un duo de guitares torrides gracieuseté de Springsteen et son complice de toujours Steve Van Zandt, et la fort belle ballade acoustique Magic, mais on était loin du défoulement caractéristique des shows légendaires du Boss.

Reason to Believe, avec l'harmonica endiablé de Springsteen et le solo de slide guitar de Nils Lofgren, a fait passer un courant électrique dans la salle. Puis Springsteen a enchaîné avec une première surprise, la fort belle Because the Night, dont il avait fait cadeau à Patti Smith en 1978. Une version presque fidèle à l'originale, enrichie de la guitare de Lofgren qui a littéralement fait lever la foule.

C'était parti. Le rock à la Bo Diddley de She's the One, avec le public qui chante, la musique hop-la-vie de Living In the Future - pour un constat très ironique sur l'Amérique à la dérive - l'hymne rédempteur The Promised Land et la chanson pop rassembleuse Waiting On a Sunny Day, petit à petit Springsteen allait chercher ce public qui, comme lui, a vieilli et a parfois besoin d'un remontant pour sortir de son hibernation.

Quelques grands moments

Parmi les grands moments de la soirée, il faut mentionner la superbe The River, aussi très fidèle à l'originale - heureusement, Springsteen a remisé aux oubliettes sa version jazzée d'il y a quelques années -, une chanson plus émouvante encore que dans sa mouture première, à cause de la voix de fausset du Boss. Puis la nouvelle Devil's Arcade, qui aurait pu être LE moment musical de la soirée, si Springsteen ne nous avait pas réservé une surprise majeure au rappel. Après la très pop Girls In Their Summer Clothes, on a reconnu le piano de Jungleland, la suite épique de Born to Run, un morceau de bravoure que Springsteen et le E Street Band jouent rarement. Hier, elle était magnifique, et le long solo de Clarence Clemons n'avait rien perdu de sa puissance évocatrice. À 66 ans, le Big Man n'a peut-être plus les jambes aussi solides, mais il a encore du souffle.

Un spectacle de Bruce Springsteen ne saurait être complet sans la communion totale de l'artiste avec son public, toutes lumières allumées. Ça s'est produit hier juste avant le rappel, durant l'hymne Badlands, puis trois chansons plus tard, tout au long de l'irrésistible Born to Run. Ces moments où le public s'abandonne totalement à la pure joie de la musique sont moins fréquents que jadis, mais quand ils se produisent, leur intensité ne cède en rien à celle des jeunes années. Ajoutez à cela une Dancing In the Dark plus rock, et plus festive, et l'entraînante chanson folk-trad American Land et vous avez les ingrédients d'une finale parfaite.

De ce spectacle impeccable, je retiens aussi l'importance de plus en plus grande que prend la violoniste Soozie Tyrell, devenue à sa deuxième tournée avec le E Street band un rouage essentiel de ce groupe soudé comme pas un. On sait évidemment la complicité qui unit depuis l'adolescence Springsteen et Van Zandt, dont le plaisir est communicatif quand ils partagent le même micro ou qu'ils se relancent avec des soli de guitare sentis. Mais hier soir, le troisième guitariste Nils Lofgren était tout aussi en évidence, à la slide évidemment, mais aussi dans son long solo en crescendo pendant Because the Night qui rappelait son jeu lyrique sur Youngstown lors des retrouvailles de Springsteen avec le E Street Band, en 1999-2000.

Surtout, le spectacle d'hier a prouvé encore une fois qu'avec son métier et sa générosité, Bruce Springsteen a peu d'égaux dans le merveilleux monde du rock d'aréna.

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A signaler sur le site de Cyberpresse une Tres Belle Gallerie Photo on clique ICI

0303boss09.jpgThe Gazette / John Kenney

Publié dans Magic tour

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