Barcelone Nou Camp 20/07/2008

Publié le par mikael bourbon

Le Nou Camp et ses 75000 Fans de Mr Bruce

1. Tenth Ave Freeze-Out
2. Radio Nowhere
3. Lonesome Day
4. Prove It All Night
5. Darkness On The Edge Of Town
6. Spirit In The Night
7. Light Of Day
8. Working On The Highway
9. Tougher Than The Rest
10. This Hard Land
11. Youngstown
12. Murder Incorporated
13. The Promised Land
14. Livin' In The Future
15. I'm Going Down
16. Mary's Place
17. The Rising
18. Last To Die
19. Long Walk Home
20. Badlands

Encores:
21. Thunder Road
22. Detroit Medley
23. Born To Run
24. Rosalita (Come Out Tonight)
25. Bobby Jean
26. American Land

Final Encore:
27. Twist And Shout

Une Fois N'est Pas Coutume
Je Vais Laisser La Parole a Mes Amis Du Forum Land Hopes And Dreams
Qui Vous Racontent leurs sentiments apres ce Dernier show de Springsteen sur Notre Vieux Continent .
Ces Recits sont Ponctues D'articles de La presse qui couvrent d'eloges Le Boss et Son Band .
Un Grand Merci a Mon Poto Cc Rider d'avoir deniche Ca .
Bonne Lecture Prochain Rendez Vous le 27/07/2008 Au Giants Stadium .

Le Recit de Mathis
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Alors d'abord bien evidemment une ambiance magnifique !
Concert débuté à 22h 15n on en pouvait plus !
Et dès l'intro de 10th Avenue le délire et le plaisir : quelle bonne idée de commencer par celle là.
et puis un concert tr`s interessant, vriment puissant au vrai sens du terme :
Un son très lourd (moi j'ai trouvé le son tr`s bon - j'etais au 3e rang dans la fosse après le pit- le truc c'est que les reglages guitares des 3 sont très aigus donc ça donne un son pqrfois douloureux mais c'est ça le rock !!!)
Une presence tr`s forte : Springsteen en très grande forme, bon là pas la peine de vous expliquer.
2,3 couacs à droite à gauche (surtout Max au debut aui etait parfois plus batteur de reggae que de rock ! un peu à contretemps... Clarence lui a plutot assuré sur des solos courts - mais pas sur bobby jean)
Nils tr`s present (faisant bcp de choeurs) et Stevie en retrait par rapport aux tournés precedentes;
Mais au final un vrai concert de rock avec sa fougue et ses imperfections. Bruce lui semble aimer naviguer entre plusieurs registres, passant ustement du vrai rock à la soul (franchement ses chansons dans le public lui donnent un vrai coté James Browm !)
Quelques faits marquants :
-I m goin down a été joué sur request (un gars avait un panneau ELECTRONIQUE !!!) La version etait mortelle .
(d'ailleurs au passage tout le monde devient fou avec ces pancartes : une fille brandissant de maniere quasiment ininterrompue sa pancarte "Thundercrack" m'a fait rater la moitié de "Prove it")
Tougher aussi etait une request, avec Patti devantm et une intense complicité entre les 2 pendant la chanson

-sur American Land le fils Springsteen est venu jouer de la guitare (rejoint pour Twist and shout par les 2 autres ! - et manifestement des copains,copines) , à la fin il l'a meme fait venir au micro avec luim façon Steve !
super emouvant (et ce gamin est tr`s tr`s beau gosse pour celles que ça interesse !)

-un "Darkness" magnifique , avec Bruce tr`s emu dans les paroles.C'etait un peu inattendu mais ça a donné une version encore plus forte que d'habitude (vous imaginez)

-Mary's plce geniale. J'aime pas trop cette chanson a la base, mais là c'etait tr`s bon ! En version longue avec beaucoup d'accents soul dans la voix, comme d'ailleurs pour "Spirit in the night" pour laquelle il y a eu une longue intro un peu soul-gospel vraiment prenante.
Bruce a vraiment une voix superbe -aussi- pour ça !

Et puis, un dernier truc pour mon plaisir perso : sur "Prove it" le boss a sorti un solo final formidable,j'en etais tout ému, et cela me fait vraimemt revendiquer notamment pa rapport a Nils a qui Bruce a offert SES solos parfois pendant le tour, que ce qui compte c'est vraiment cet incroyable artiste qu'est Springsteen.

Et le voir encore totalement à la hauteur (et souvent bien plus encore) doit nous rassurer.

Quelle energie, quel feeling, quel feu !!!!!!!!

Cet homme cr`ve l'écran de nos passions depuis tellement longtemps qu'on en oublierai presque son talent multiple et fougueux.

Quel fierté pour nous de pouvoir suivre encore notre héros à ce degré de performance et d'émotion.

Au final donc la joie que j'ai ressentie, partagée avec 80000 autres personnes m loin de m'aveugler me permets vraiment de revendiquer tout mon respect pour ce "sacré Springsteen" !!!



Le Recit de Pier 69
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J'ai vu le plus beau de tous les Springsteen ! ! !

Pas vu 100 fois, mais une bonne poignée depuis 81, mais là, je crois avoir vu LE concert ; il y a eut une déferlante d'énergie et de joie à se damner. Rien vu d'aussi beau et puissant depuis longtemps. Mais la setlist ne résume pas ce concert.
Le départ fut tonitruant et plein d'un symbole qui annonçait la suite ; Tenth avenue et démarrer un concert allongé la tête vers le ciel, comme une messe qui va avoir lieu et puis c'est partit en trombe, 1er bain de foule. Puis radio nowhere plus déchaînée que jamais, le feu. Je pourrais décortiquer la setlist et analyser chaque morceau, mais je n’en ai pas envie et je ne pense pas que cela soit intéressant. Les enchaînements ont été d'une grande perfection.

L'engagement militant et fraternel avec Tenth avenue, yougstown, this hard land, last to die, Murder Incorporated, .Et puis la fête avec Rosalita, detroit medley, ... j ai la tete pleine de tout cela, nous avons vu Bruce en lévitation dans ce concert ; il a fait le marathon, mais à la vitesse du 100 metres et  avec le jean trempé.

Et puis la fête en famille ; il a présente le fiston au milieu du E Street Band, et en deuxieme position " Evan James Springsteen ", prononcé par el padre dans un etat manifeste de jubilation ; même si le lardon balbutiait un poil, quel pied de voir le clone de Bruce (plus jeune). J ai vu le père soufflant sur le fils pour que celui-ci prenne son envol, tout en douceur, tout en retenue. La smala faisait partie de la fête, pour plus de magie ; la vraie fête, la belle fête.

Derniers saluts, Bruce qui embrasse tout le monde, de Patti aux gamins, et le thunder smac au grand Max, un moment de tension forte sur scène et dans le public et puis ils partent. Et puis c'est Clarence qui quitte la scène en dernier ; c'est Clarence avec un long salut, un très long salut. Pas possible de penser autre chose, je le vois sans doute pour la der'. Ca y est, je me rappelle Tenth avenue en ouverture. Comme une évidence…. Tristesse ? Non pas ce soir, mais un esprit de fête à s'en faire péter la glotte. Oui j ai eut un gros coup de louche mais furtif car this is life, et la vie est belle, la preuve ! Ce fut un WE de feux car les deux concerts furent très différents et complémentaires.

Springsteen n’est pas un cheval, alors je ne donnerai pas l’ordre du tiercé sur la liste des concerts vus, mais celui-ci était de très haute tenue et d’une intensité terrible. Je n’ai pas envie de compter les morceaux de connaître la durée, de me demander si telles ou telles chansons étaient mieux ou moins bien que sur la précédente tournée, de me rappeler que Clarence a merdé ou pas merdé …………… je suis sur orbite,  et tout le reste m’indiffère.

La compagnie d’Isa, Chris, Phil, re Phil (point blank), juste un petit mot pour dire que ce fut un plaisir de partager ce WE avec eux ; je pense que je n’aurai pas vécu un moment pareil avec des « pisses froid » et putain de bordel de merde, on a pas sucer de la glace pendant ces deux jours. Je crois ne pas avoir été marrant lors du retour, avec Chris et Phil, mais mon esprit vagabondait sans que je puisse le maitriser.

J'en pleure de joie.

Pour moi, l’histoire s’arrête là (sur cette tournée), mais sans arrière pensée et pas de gorge serrée ; ce WE, Bruce et le band m’ont emmené très haut et maintenant, je plane lentement ; je suis dans une sorte d’apesanteur. Alors je souhaite aux autres, des moments aussi intenses dans le New Jersey et pour les 3 shows d’aout.


Le Recit de CoolBill
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Réveil à dix heure, il fait déjà beau et chaud, encore une belle journée qui s'annonce!
Au programme ce jour visite des hauteurs de Barcelone, du Parc Guël, du port et de la Rambla. L'essentiel aura été vu et il faut bien admettre que la géographie et l'histoire sont tellement plus facile et ludique de cette manière.
Paella vers quinze heure sur le bord de mer, (on s'habitue vite à l'horaire espagnole!), petit rosé bien frais pour accompagner; tout doucement le rendez-vous ultime se profile...
Les billets sont déjà en notre possession, ce sont des places assises dans la dernière couronne, face à la scène pour mon frangin et sa femme, et à l'extrémité droite pour Véro et moi. C'est pas le top mais bon, l'important c'est d'y être.
Pas la peine donc de s'affoler, d'autant plus que la digestion est une des clefs d'une journée réussie. Sitôt dit, sitôt fait direction la plage (elle est à côté du resto), pour une petite sieste les pieds dans l'eau; à juste savourer le moment présent (sauf que quand même il fait chaud!)
C'est alors par la Rambla, l'artère piétonne typique de Barcelone où il fait bon flâner le soir que nous terminons notre périple touristique. Le nombre de gens que nous y croisons avec des tee-shirt à l'effigie du Boss ne cessant d'ailleurs de croître comme pour nous rappeler qu'il serait grand temps d'y aller...
Oui la pression monte, et pour être tout à fait franc elle ne m'a pas vraiment quitté depuis quelques jours déjà.
Ce soir il ne pourra en être autrement ce sera une magnifique soirée...
Je suis partagé entre la frustration de ne pas retrouver ce fabuleux pit que j'ai découvert la veille et l'envie de voir (et d'entendre) ce stade plein à craquer vibrer aux rythmes du Patron.
Présentation des billets (toujours pas de fouilles!), on gravit les marches de ce vieux stade chargé d'histoire jusque tout en haut, on est essoufflé, j'aurai pas du reprendre de rosé après la paella! On repère nos places, premier rang de la troisième couronne, c'est vrai que l'angle est bien fermé, c'est vrai qu'on ne va rien voir du groupe sous le chapiteau. Mais bon, honnêtement, ai-je le droit de me plaindre? Ne sommes-nous pas déjà des privilégiés?
De toute façon je n'ai pas plus le temps de me poser des questions que déjà un officiel vient vers nous et nous explique qu'en raison d'une scène différente de celle prévue lors de la vente des billets il se voit désolé de devoir nous déplacer et de nous proposer d'autres places assises dans la première couronne ou alors des places sur la pelouse, dans le pit...
Pardon?...
Le quoi? J'ai peur d'avoir mal compris mais non, le doute n'est plus permis, il nous propose bien de retourner dans le pit. On s'empresse d'accepter, il prend nos billets papier et nous passe en échange deux bracelets bleus qui ma foi on l'air bien réel. Non, on ne rêve pas! Derrière nous une porte d'ascenseur s'ouvre, on nous redescend vers la pelouse, direction le pit!
Et Véro qui me disait dans l'après-midi que la prochaine fois elle viendrait bien avec dans le pit!
A partir de là il ne nous restait plus qu'à vivre pleinement l'instant présent, à savourer chaque seconde...
Et croyez-moi c'est ce que nous avons fait! Je n'avais plus mal aux oreilles, ma voix cassée ne l'était plus, mes pieds n'était plus douloureux; tout n'était que bonheur!
Je me suis régalé de tout et de rien, j'ai pris un pied incroyable pendant trois heures, je n'ai cessé de me nourrir de tous ces petits détails que seul une vision du pit procure!
Les petits gestes complices entre les membres du groupe, la théâtralité "au ralenti" de Clarence, le groupe qui suis son leader sans sourciller (et bon sang ce qu'il tape Max!), le Boss qui prend le solo sur Prove it, alors que Nils avait déjà préparé sa guitare (et quel solo!), Gary qui est tellement mieux à l'avant avec les autres que derrière le piano de Roy, Charles qui s'éclate pour de bon derrière ses claviers, Soozie qui retrouve une place et un rôle parfait et équilibré, Patti qui par sa seul présence apporte au groupe une dimension supplémentaire; bref qu'il est bon de profiter de tout ça!
Cette deuxième soirée n'a vraiment rien de comparable avec la veille, attention je ne dis pas qu'elle est mieux ou moins bien; mais il s'agit bel et bien d'un autre concert, pour un public un peu plus "initié" peut-être.
Deux concerts complémentaires, à ne pas dissocier, juste le fruit de l'infini respect du Boss pour ceux qui sont venus le voir.
Pêle-mêle je retiens encore plusieurs choses: cette rage et ce regard de boxeur du Boss au début du concert; il était déterminé et il l'a affirmé haut et fort dès le départ! Des interprétations de très haute volée de l'ensemble du groupe, notamment sur Spirit, et surtout bien sûr This Hard Land, qui a elle seule valait tous les sacrifices qu'ont nécessité ce week-end. Youngstown, secrètement espéré et qui suit juste derrière! I'm going down, avec un Bruce rieur et joueur d'avoir récupéré ce gadget électronique scotché de partout au bout d'une antenne métallique; merci pour cette requête! Je n'oublie pas non plus Bruce qui s'empare d'un camescope et qui se met à filmer avec, le stade, la fosse, lui-même...Si l'heureux propriétaire pouvait partager le film! Thunder road, il ne pouvait en être autrement à ce moment là; juste grandiose! Detroit Medley! Décidément, pas la place pour larmoyer, place aux standards, retour aux heures de gloires!
Juste s'éclater, ne rien faire d'autre, la nuit est trop belle...
Born to run, Rosalita: c'est quand qu'on récupère? Comment font-ils pour déployer autant d'énergie?
Bobby Jean, il est des symboles qui en disent long...Merci, merci, mille fois merci!!!
American Land avec cette fois un Springsteen de plus lors de la présentation du groupe, le fiston -guitare en bandoulière- venant même en milieu de scène à la demande de son père.
Comme la veille il y a du monde sur scène et comme la veille c'est avec un formidable Twist and shout/ La Bamba que tout ce petit monde dit au revoir. Le Nou Camp est à l'agonie, les dernières forces ont été balayées par ce joyeux final!
Merci le E Street Band, merci Bruce,... et merci particulièrement à toi Clarence Big Man Clemons! Comment interpréter ta sortie de scène, Patti qui vient t'embrasser, Bruce qui te laisse seul et toi qui prend ton temps, qui savoure une fois encore le plaisir d'être là; tu nous remercies, tu nous bénis, tu t'inclines, et tu t'en vas...
Je ne voulais pourtant pas pleurer ce soir!

Le bonheur n’est pas forcément facile à retranscrire ; tout comme le reste…
Portez-vous bien.
Coolbill


Le Recit de Ghostly Voice
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Lorsque les places pour  Barcelone ont été mises en vente au mois de décembre, je me souviens avoir longuement hésité. J'y vais, j'y vais pas... Sachant que j'avais déjà mes places pour Milan et Paris, j'hésitais un peu à en rajouter. Il y a 10 ans je l'aurais fait sans hésiter, mais devenir un pôpa implique de choisir entre certaines priorités... Mais après les concerts de Milan et Paris, je me suis trouvé bien con d'avoir été trop raisonnable. Il y a quelque chose d'absolument inexplicable dans la beauté et l'énergie de ces concerts en stade. J'ai finalement réussi à obtenir une place pour le concert du 20 (merci encore MKBSFan !), histoire de goûter encore un peu à ce bonheur de voir un stade vibrer à l'unisson. Et quel stade ! Mangifique, et rempli comme un oeuf, pas une seule place de libre. Et merci aux espagnols d'avoir le bon goût de faire commencer de tels concerts à une heure où la nuit est tombée.

Le concert était évidemment grandiose. Cela dit, quitte à être traité de pisse-froid par certains, je ne l'ai pas trouvé exceptionnel : le son n'était pas très bon là où j'étais placé (je ne suis pourtant pas très pinailleur d'habitude là-dessus), on sentait par moments la fatigue du concert de la veille, des chansons comme Light of day ou Tougher than the rest n'étaient pas à mon goût des choix très judicieux, il manquait quelque part une chanson comme Incident ou Lost in the flood. Le public était très bon, mais bizaremment je garde un meilleur souvenir de ce côté-là du concert de Bercy en décembre. Mais l'important n'est pas là, il y a eu énomément de très bons moments : le début très résussi sur 10th avenue, la rage de l'enchainement Youngstown / Muder inc., l'explosion extraordinaire du stade sur I'm going down, la manière dont Bruce a fait chanter le public sur Twist and shout (mais qui d'autre peut faire ça ??? Arriver à faire en sorte que 75 000 personnes chantent quelques mots en leur faisant progressivement baisser le volume jusqu'à obtenir un murmure qui repart ensuite crescendo !)

Mais il y avait évidemment et surtout quelque chose de particulier qui flottait dans l'air en raison à la fois du lieu et la fin de cette fabuleuse tournée européenne. C'est cette ambiance que j'étais venue chercher, pas le concert du siècle. Etre là encore une fois avec ce groupe fabuleux et un public véritablement européen, avec un bon paquet de français un peu partout d'ailleurs. Il y avait également dans l'air le sentiment que nous ne verrons peut-être plus ce groupe dans cette formation. A la fin du concert, Clarence était le dernier à quitter la scène, il a salué le public plus longuement que d'habitude. A ce moment-là, il était difficile pour moi de ne pas y voir le signe d'un adieu au public européen, mais ce n'est peut-être rien d'autre que le plaisir prolongé pour lui de saluer ce public.





Publié dans Magic tour

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