Paris Palais Omnisport Bercy 10/05/2006

Publié le par mikael bourbon


Bruce Springsteen a fait chavirer mercredi soir le public de Bercy, non pas à la tête du E.Street Band, son légendaire groupe de rock, mais du "Seeger Sessions Band", un orchestre acoustique de dix-sept musiciens explosant de cuivres, violons, guitares, banjo, accordéon, pedal steel guitar.

Le chanteur américain a interprété l'intégralité de son dernier album, "We shall overcome: the Seeger sessions", le premier disque de sa carrière uniquement fait de reprises, où il réactualise le répertoire de la légende du folk Pete Seeger, agrémenté d'une poignée de compositions personnelles.

Le "boss" apparaît sur un scène, à laquelle quelques lustres et lampions multicolores accrochés donnent un air de fête, vêtu de noir comme les stars de la country music, les manches de chemises retroussées comme un travailleur.

Sur fond de coucher de soleil sur ciel de l'Ouest américain, il attaque avec une version endiablée de "John Henry", une chanson du répertoire traditionnel américain.

En 2h45 min de concert, Bruce Springsteen, heureux comme un enfant au milieu de sa troupe, offre un voyage à travers les musiques populaires des Etats-Unis: folk des Appalaches, country, gospel, dixieland, zydeco, musique cajun, musique de fanfare dans le plus pur style New Orleans, "la ville mère de la musique américaine", dont la Louisiane est le berceau.

Deux ballades irlandaises en milieu de concert rappellent que la terre d'Amérique est aussi parsemée d'émigrants.

Au gré des chansons, la scène se transforme en bal cajun, en rue de la Nouvelle-Orleans un jour de parade, ou même en salle de bal le temps d'un rockabilly aux accents swing façon "American Graffiti".

A 57 ans, Bruce Springsteen, réputé pour ses performances scéniques, "mouille toujours la chemise", impose sa voix, tantôt éraillée, tantôt plus chaude et sensuelle, va au contact du public ou se fond au milieu de ses choristes le temps d'un "We shall overcome" aux accents poignants...

Au rappel, le "boss" invite deux musiciens à le rejoindre sur scène: Elliot Murphy et Garland Jeffeys, deux autres chanteurs de rock américains qui eurent leur heure de gloire dans les années 70.

La tournée européenne de Springsteen se poursuit avec des concerts à Milan (12 mai), Barcelone (14), Amsterdam (16), Francfort (17), Oslo (20), avant de se poursuivre aux Etats-Unis.

Setlist 10 mai: John Henry / O Mary Don't You Weep / Johnny 99 / Old Dan Tucker / Eyes on the Prize / Jesse James / Cadillac Ranch / Erie Canal / My Oklahoma Home / If I Should Fall Behind / Mrs. McGrath / How Can a Poor Man Stand Such Times and Live? / Jacob's Ladder / We Shall Overcome / Open All Night / Pay Me My Money Down // My City of Ruins / Buffalo Gals (avec Elliott Murphy et Garland Jeffreys) / You Can Look (But You Better Not Touch) / Bring 'em Home / When the Saints Go Marching In
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